1)

Une histoire, sans importance, de la vie d'un lui et d'un elle universels que chacun peut modéliser à sa manière. Leur histoire a déjà commencé. Lors d'un voyage organisé pour une durée de 2 ans, ils se retrouvent à vivre dans le même logement. Cette proximité va changer leur conception de la vie.

Il la regardait se pavaner autour d'un poteau. Elle imitait une streeptizeuse. Il souriait niaisement, l'imaginant mi-nue se trémoussant autour d'une barre de fer. Elle sentit son regard brûlant dans son dos, elle tourna la tête dans la direction de son perturbateur. Lorsqu'elle se rendit compte qu'il l'avait épiée depuis le début de son numéro, elle se mit à sourire avec lui, puis à rire fortement. Elle s'avança vers lui.

(Elle):-Euh ... jme suis tapée la honte là ?
(Lui):-Moui, on peut dire ça comme ça. Dit-il un sourire moqueur au coin des lèvres.
(Elle):-On oublie ?
(Lui):-Tu me donnes quoi en échange ?
(Elle):-Disons que j'oublie que tu me regardais depuis bien avant mon numéro, c'est-à-dire au moins 1/4 d'heure.


Il rougit à cette remarque. Il lui tendit la main

(Lui):-Marché conclu. On rentre ?
(Elle):-Je te suis


Ils se dirigèrent ainsi jusqu'à leur domicile commun. Arrivés:

(Elle):-Je monte, je vais écrire ! Me dérange pas, hein ?
(Lui):-D'accord.


Il leur prépara à manger, il dressa une magnifique table. Il mit de l'encens et des bougies. Il monta la prévenir que tout était près

(Lui):-Tu descends ? j'ai fais à manger
(Elle):-Ouah ! C'est gentil ... j'arrive.


Il redescendit en l'attendant. Elle arriva peu de temps après.

(Elle):-Oh ! C'est ... romantique ?
(Lui):-Ah, c'était pas vraiment le but. C'est joli nan ?
(Elle):-Oui, très, hum ... ça sent bon !
(Lui):-Bon assez parler ! À table.

Après ce délicieux repas, ils montèrent dormir. Il se coucha sur le côté de droit, elle sur la gauche.

(Elle):-Ca te fais pas bizarre de dormir dans le même lit que quelqu'un que tu connais à peine
(Lui):-Si ... mais c'est une bonne occasion de se connaître un peu mieux.
(Elle):-Tout de suite l'esprit tordu ! Jveux, dire ça fait une semaine qu'on est ici, et ça fait une semaine qu'on dort ensemble, je sais, on a pas vraiment le choix, mais ça fait très bizarre quand même.
(Lui):-Nan, ça me dérange pas, je suis pas du tout pudique et puis ... enfin ça me dérange pas quoi
(Elle):-Je sais pas si c'est une question de pudeur, en plus tu sembles assez pudique
(Lui):-Ah ... et bien non.

Ils s'endormirent, chacun de leur côté.

Elle dormait paisiblement, il la regarda un instant avant de se lever. Il se prit le pied dans les draps et s'étala au sol. Peu réveillé, il se releva et se prit la porte dans la figure pensant qu'elle était ouverte. Il descendit les marches pour aller déjeuner. Arrivé dans la cuisine, il farfouilla partout dans les placards pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Mais rien, il ne trouva rien. Il se versa un verre de lait, le lait étant périmé, il recracha le contenu de sa bouche par terre. Il voulut prendre l'éponge, mais il glissa sur son petit-déjeuner et il finit par terre avec le lait périmé. Il était maintenant d'exécrable humeur.
Elle fut bien vite réveillée par le bruit. Elle se dépêcha de descendre, le spectacle qui s'offrait à elle la fit rire à n'en plus pouvoir.

(Lui):-Putin mais arrête de rire ! Tu sais pas ce que je viens d'endurer là !
(Elle):-Ex ... excus ... excuses moi.


Tenta t-elle de dire malgré le fou rire qui la prenait

(Lui):-Tu pourrais m'aider ? Plutôt que de te moquer, ça serait sympa.

Elle s'approcha de lui, mais au moment de le relever, elle le relâcha et s'enfuit en haut pour tenter de clamer son rire. Il se leva monta à l'étage pour se doucher. Elle le vit entrer dans la salle de bain.

(Elle):-Attends, euh ... désolé
(Lui):-Ouai, c'est pas grave c'est oublié.


Il referma la porte derrière lui. Il se sentait sale, abîmé, il voulait se laver de ce mauvais début de journée. Il entra dans la douche laissant l'eau dégouliner le long de son corps. Certaines gouttes retraçaient ses courbes, d'autres mouraient au coin de ses lèvres légèrement ouvertes. Il fermait les yeux pour mieux retrouver la sensation de bien-être qu'une simple douche lui procurait.
Elle entra dans la pièce pour y prendre sa brosse à cheveux. Elle s'apprêta à saisir l'objet, mais elle arrêta son geste pour mieux admirer le spectacle qui s'offrait à ses yeux. Il était de dos, nu, sa peau était si blanche, elle paraissait si sucrée. Ses cheveux dégoulinants laissaient tomber quelques gouttes sur ses épaules ou le long de son dos pour finir sur ses fesses. Elle était dans une position on ne peut plus comique. Son bras droit était tendu vers l'avant, une de ses jambes faisait équilibre vers l'arrière. Ses yeux et ses lèvres étaient grands ouverts. Elle se ressaisit lorsqu'elle entendit le jet s'arrêter. Il se tourna et il fut très surpris de la voir au milieu de la salle, simplement en contemplation. Sans pudeur, il sortit de la douche, un sourire aux lèvres.

(Lui):-Qu'est-ce que tu fais là ?

Elle balbutia une réponse incompréhensible.

(Lui):-Ok ... j'ai compris. Tu veux bien juste te retourner maintenant ?
(Elle):-Oui oui bien sûr ...


Elle fini par sortir de sa torpeur.

(Elle):-Bon euh je descends. T'as qu'à me rejoindre.

Il ne tarda pas à la retrouver. Il lui proposa de sortir histoire qu'ils se trouvent un boulot.

(Elle):-Ok juste évitons de postuler au même endroit
(Lui):-T'inquiètes va, il faut que je trouve un travail dans le son et je pense pas que ce soit ton cas.
(Elle):-Nan c'est vrai. Tu sais que j'écris un livre, donc en attendant de le terminer je pensais trouver un boulot du genre serveuse ou vendeuse.
(Lui):-D'accord, je te propose d'aller dans plusieurs restaurants et magasins pour déposer ton CV et ensuite tu m'accompagnes à la radio, dans des cinémas et tout pour déposer le mien.
(Elle):-Je veux bien mais, j'ai pas de CV
(Lui):-Bon ... et ba on va t'en faire un. C'est où les cyber cafés ?

# Posté le jeudi 28 juin 2007 18:35

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 08:23

2)

Elle était assise devant un ordinateur, lui à côté, il était très sérieux. Il lui dictait et elle, elle tapait.

(Lui):-Alors ... écris ton nom, ton prénom, ta date de naissance, ton adresse ...
(Elle):-En France ou ici ?
(Lui):-Nan ! Ici, s'ils veulent te joindre, ça sera pas en France. Bon après tu mets ton numéro de téléphone, d'ici pareil, tes diplômes, les logiciels que tu connais ...
(Elle):-Hein ? Des logiciels ?
(Lui):-Tu sais te servir de world ? D'exel ?
(Elle):-Ba oui ...
(Lui):-Bon et ba mets tout ça. Ensuite dis où tu as fait ton stage en entreprise en 3è, ta LV1 quand tu étais au lycée, ta LV2, LV3 si t'en avais une, tes options, précise si tu fais du sport ...

Une bonne heure plus tard, ils avaient fini. Ils firent plusieurs copies de leurs CV pour les déposer au plus d'endroits possibles. À la fin de la journée, elle avait un emploi. Ils rentrèrent tranquillement, en arrivant:

(Elle):-C'est quand même pas utile de préciser si tu sais te servir d'un logiciel quand tu vends des chaussures ou que tu débarrasses des tables !
(Lui):-Qu'est-ce que tu veux ... S'ils hésitent entre deux dossiers, ils prendront celui qui sait plutôt que celui qui ne sait pas.
(Elle):-En attendant t'as pas de job
(Lui):-Ca va venir, y en aura bien un qui me rappellera.
Il retira ses chaussures et lui demanda
(Lui):-T'as faim ?
(Elle):-Oui, assez
(Lui):-Monte, je t'appelle quand c'est prêt
(Elle):-Merci c'est gentil

Il lui sourit. Elle monta les étages et se replongea dans son oeuvre. Elle écrivait, à travers ses personnages, sa douleur, sa passion et surtout ses espoirs.

(Lui):-Tu viens ?

Il se trouvait dans l'encadrement depuis 5 bonnes minutes, mais il avait préféré contempler sa jolie silhouette gracieusement déposée sur le lit et ses cheveux ondulés retombant sur ses épaules. Il se dit que s'il avait vu un ange, ça aurait été pareil.

(Elle):-J'arrive.

Ils descendirent, la table était belle, mais il n'y avait qu'une seule assiette. Elle se tourna vers lui et le questionna

(Elle):-Tu manges pas ?
(Lui):-J'ai pas faim
(Elle):-C'est très gentil
(Lui):-De quoi ? De pas avoir faim ?
(Elle):-Mais non patate! De me cuisiner un joli plat rien que pour moi.


Il l'embrassa furtivement sur la joue avant d'aller s'asseoir en face d'elle. Un peu gênée, elle lui sourit timidement.

Elle mangeait simplement, mais il la regardait comme si elle faisait la plus belle chose au monde. Il avait un coude posé sur la table, la tête appuyée dessus, le regard fixé sur elle et il pensait. Il pensait qu'il était juste bien et qu'il ne savait pas pourquoi. Il avait un sourire bêta collé au visage.

(Elle):-Pourquoi tu me fixes avec cet air bête ?
(Lui):-Parce que ...

Dit-il toujours dans ses pensées

(Elle):-Oui ?? Parce que ?? Développe ...

L'encourageait-elle à l'aide de grands gestes. Il sortit de ses rêves et déclara simplement:

(Lui):-Parce que j'aime bien te regarder manger
(Elle):-Ah ... c'est vrai que ce doit être passionnant.


Dit-elle d'un ton moqueur

(Lui):-Oh ça va hein!

Une moue boudeuse se dessina sur son beau visage.

(Elle):-t'es bête
(Lui):-Merci, ça fait toujours plaisir
(Elle):-Mais c'est affectueux ce que je dis ! c'est comme les chiens, ils sont bébêtes, mais on les aime quand même !
(Lui):-Arrête tu t'enfonces là
(Elle):-Ouai t'as raison je me la ferme ...


Elle finissait tranquillement de manger, devant le regard contemplatif de son voisin. Elle débarrassa la table et s'activa à la corvée de vaisselle. Il se mit à côté d'elle et la questionna:

(Lui):-T'écris quoi dans ton livre ? Enfin, c'est quoi l'histoire ?
(Elle):-C'est une histoire d'amour. C'est un couple, que tout sépare, la femme est gravement malade et l'homme doit partir à la guerre. Ça se passe pendant la deuxième guerre mondiale. Ils s'aiment d'un amour sincère, mais ils vivent donc, comme je te dis, une double séparation qui aboutit à la mort. Elle meurt de sa maladie et lui, meurt sur les champs de bataille. Voilà en gros.
(Lui):-C'est pas gai dis-moi
(Elle):-Y a des passages gais.
(Lui):-D'où tu t'es inspirée ?
(Elle):-De moi, des livres que j'ai lu, de mon expérience quoi.
(Lui):-Tu dois pas avoir une expérience très gaie alors.
(Elle):-J'ai pas vécu grand chose pour le moment.
(Lui):-Quand tu dis "grand chose", tu parles de l'amour en fait.
(Elle):-Oui, c'est à peu près ça.
(Lui):- ...
(Elle):- ...
(Lui):-Je pourrais le lire ton livre quand tu l'auras terminé ?
(Elle):-Bien sûr, d'ailleurs tu risques d'y trouver un petit peu de toi dans certains personnages
(Lui):-Tu t'es inspiré de moi ?
(Elle):-Oui, surtout pour le personnage principal
(Lui):-Ca me flatte
(Elle):-Ne le sois pas
(Lui):-Pourquoi ?
(Elle):-Ce personnage est particulièrement lâche.


Rit-elle

(Lui):-Oh ...
(Elle):-Je rigole ! Nan, en réalité, jme suis inspiré de toi pour son physique et sa façon de parler
(Lui):-Et comment il est ?
(Elle):-Tu le lieras ...
(Lui):-Non, dis moi
(Elle):-Très bien, mais tu risques de prendre la grosse tête
(Lui):-Il est si bien que ça ?
(Elle):-A vrai dire, il est presque parfait. Il n'est juste pas courageux, dans l'histoire, il tente de déserter pour retrouver celle qu'il aime
(Lui):-J'aurais fais pareil
(Elle):-Alors tu es aussi égoïste ?
(Lui):-Je préfère vivre auprès de la femme que j'aime plutôt que de mourir sur un vulgaire champ de bataille
(Elle):-Paradoxalement mon personnage meurt en désertant
(Lui):-Son destin l'a rattrapé

Elle rinça le dernier plat et elle sécha ses mains.

(Lui) :-Tu veux pas regarder un film ?
(Elle) :-Ouai, je veux bien ? On regarde quoi ?
(Lui) :-Viens on va voir ce qu'il y a


Ils se dirigèrent vers le meuble qui contenait les films. Il s'accroupit et posa sa main sur la poignée. Elle était derrière lui debout, elle observait avec attention sa main, ses doigts, il avait une gourmette en argent autour du poignet. Ses doigts étaient longs et fins, la peau qui les recouvrait était lisse, blanche et douce. Elle s'imagina un court instant, ces mains posées sur ses hanches. Le grincement de la porte la sortit de ses pensées.

(Lui) :-Alors ? Dis moi ce qui te plairais là dedans.

Elle s'agenouilla à côté de lui, afin de pouvoir lire les titres. Elle plissait les yeux pour pouvoir mieux voir. Il la regardait, un sourire amusé sur les lèvres. Elle avançait ses lèvres dans sa concentration, « adorable » pensait-il.

(Elle) :-Thirteen !
(Lui) :-Tu l'as pas vu ?
(Elle) :-Nan ... enfin si mais pas en entier.
(Lui) :-D'accord


Elle s'installa sur le canapé en attendant qu'il mette en marche le film. Il la rejoignit. Il s'était installé loin d'elle.
Elle se leva prétextant aller chercher des chips, et se dirigea à l'étage. Elle sortit de sa veste ses gélules. Elle avait ces douleurs musculaires qui la tiraillaient. Elle ouvrit le flacon, déposa dans sa main sa dose et l'avala. Elle redescendit passant par la cuisine pour prendre les chips. Elle avait encore mal, il fallait attendre avant que le traitement fasse son effet. Elle avait besoin d'un peu de réconfort, elle entra dans le salon et s'assit sur le canapé, mais cette fois à proximité de lui.
Il fut surpris, non seulement du temps qu'elle avait mis pour chercher de simples chips, mais aussi du rapprochement soudain de la jeune fille. Elle avait posé sa tête sur ses genoux pour ne pas qu'il voit les quelques larmes qu'elle versait de douleur. Il ne posa pas de questions et se concentra sur la suite du film.
Ils s'endormirent, blottis l'un contre l'autre, se communiquant le peu de bonheur qui les entourait.
Le soleil se leva, sur les deux corps enlacés et refroidis par la température matinale. La lumière pénétra dans la pièce, éveillant par la même occasion, la douloureuse souffrance de la jeune fille. Elle se recroquevillait sur elle-même, il la sentit bouger. Il se réveilla.

(Lui):-Hé ... réveille toi ... t'en fais une tête

Elle se leva en vitesse, se précipita à l'étage et entra dans la douche. Elle alluma le jet et fit couler l'eau clairvoyante sur son corps. Une fois bien lavée, elle sortit du bac. Elle observait son reflet dans le miroir. Son petit corps était délimité par des courbes bien tracées. Son visage dessiné par des traits fins, doux et sucrés inspiraient le contraste avec la couleur de ses cheveux noirs ébènes. Ses petites lèvres roses étaient comme deux pétales déposées adroitement par le vent dans un champs enneigé. Elle s'approcha lentement du miroir, elle aperçut au bord de son oeil, le fruit de sa fatigue. Elle y déposa un peu de pommade orange. Elle s'habilla rapidement et redescendit.
Il était assis sur le canapé, la télécommande dans la main, les yeux rivés sur l'écran. Il zappait les chaînes sans prendre le temps de voir les programmes. Il zappait comme s'il cherchait quelque chose, quelque chose qu'il n'avait encore jamais eu. Elle s'assit à côté de lui

(Lui):-T'as du orange au bord de l'oeil
(Elle):-Je sais, c'est parce que j'ai un orgelet
(Lui):-Un quoi ?
(Elle):-Rien, laisses, c'est un bouton à l'oeil
(Lui):-Fiiiiii


Mima t-il la douleur

(Elle):-Oui, bon c'est rien, passe moi le journal à côté de toi.
(Lui):-T'as très mal ?
(Elle):-Non ... quand je ferme les yeux seulement.
(Lui):-Montre ?
(Elle):-Mais arrête !
(Lui):-Attends ! J'ai jamais vu ça moi un chtar à l'oeil ? ! Tu vois double ? Se moquait-il
(Elle):-T'es énervant ...
(Lui):-Je sais ! Un immense sourire se dessina sur son visage
(Lui):-Tu me donnes envie de t'énerver
(Elle):-Pourquoi ?
(Lui):-Parce que t'es de mauvais poil et que t'es encore plus sensible à l'énervement
(Elle):-Je suis pas de mauvais poil, mais si tu continues, je risque de le devenir
(Lui):-Bon alors j'ai le droit d'être gentil
(Elle):-Toujours
(Lui):-Bon alors, malgré le bouton qui occupe la moitié de ton oeil, tu as de beaux yeux.
(Elle):-Et toi malgré la connerie immense qui t'habite, tu n'es pas pour autant infidèle à rantanplan.
(Lui):-Je suis bête ?
(Elle):-Disons que tu es immature
(Lui):-C'est de l'humour, c'est pour faire passer mes compliments de façon inaperçue.
(Elle):-Pourquoi tu veux qu'ils passent inaperçus ? Les compliments c'est fait pour faire plaisir donc si ça a l'effet inverse autant se taire
(Lui):-Je sais pas ...


Elle sourit, toujours concentrée sur son magazine.

(Lui):-Il parle de quoi l'article que tu lis ?
(Elle):-D'un groupe de rock, ils sont marrants
(Lui):-Pourquoi ?
(Elle):-Ils disent ... qu'ils boivent pas, mais sur la photo d'à côté y en a un qui est bourré.
(Lui):-Ils se descendent tous seuls !
(Elle):-Et oui, les pauvres.
(Lui):-Montre voir leur tête
(Elle):-Ils sont plutôt beaux, enfin surtout le chanteur, avec ses cheveux blonds façon manga.
(Lui):-Mouais
(Elle):-Si ! Il est même très beau.
(Lui):-C'est lequel qu'est bourré ?
(Elle):-Lui là, regarde. Il s'appelle ... c'est quoi ce nom ? Arthault !
(Lui):-Que veux-tu ... c'est quoi le groupe ?
(Elle):-Ils le disent même pas, à croire qu'ils s'en fichent de la musique, qu'ils sont connus que pour leur joli minois
(Lui):-C'est désespérant, les journalistes gâchent du papier, de l'encre, et les lecteurs, du temps et de l'argent
(Elle):-C'est pourtant toi qui l'a acheté ce magasine :)
(Lui):-Ah bon ?
(Elle):-Oui, hier quand on est allé déposer les CV, tu t'es arrêté dans un kiosque pour l'acheter
(Lui):-Ah oui ! C'est parce que y a les programmes télé à la fin
(Elle):-Ok, mais c'est quand même toi qui a gâché ton argent :)
(Lui):-Oui mais c'est toi qui perds ton temps à le lire
(Elle):-Mais le temps c'est de l'argent mon cher, au final c'est toi qui perds.
(Lui):-Mais c'est ton argent que tu perds, pas le mien
(Elle):-Sûrement ...
(Lui):-T'as faim ?
(Elle):-Ouai, on commande des pizzas ?
(Lui):-Ca marche.

# Posté le jeudi 28 juin 2007 18:47

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 08:23

3)

Il s'approcha dangereusement de son visage. Il tendit ses mains pour le saisir. Elle regardait ses lèvres avec envie, s'oubliant un instant et se laissant aller à son désir. Il effleurait ses lèvres sans jamais les toucher puis il souffla dessus commandant l'autorisation. Elle ferma les yeux appréhendant la douce sensation de sentir ses lèvres sur les siennes. Il considéra sa réponse comme positive et il scella leurs lèvres. La touche était douce. Il laissa une ouverture entre ses lèvres, sa langue s'y fraya un chemin et fit intrusion dans la bouche de la jeune fille. Elle sentait sa langue chaude, sa langue douce, caresser la sienne. Leurs lèvres s'ouvraient et se fermaient au rythme des allés et venus. Puis ...

(Elle):-Non ! Arrête ... c'est mal.

Elle baissa la tête

(Lui):-Hein ?
(Elle):-C'est mal ...
(Lui):- Mais pourquoi ? Explique moi
(Elle):-Parce que ... j'ai le Sida
(Lui):-Quoi ?! Mais depuis quand ?
(Elle):-Depuis ma naissance, ma mère est morte de la maladie, et moi ... j'avais une chance sur deux de l'avoir. ... Il s'est déclaré y a 2 mois
(Lui):-Tu es suivis ?
(Elle):-Oui ... Dit-elle d'un sourire triste.
(Lui):- ...

Observant ce silence, elle releva la tête

(Elle):-Tu vas me laisser ?
(Lui):-Euh ... Bien, je sais pas, enfin, non.
(Elle):-Tu hésites ?
(Lui):- ...

Il baissa à son tour la tête sous le regard insistant de la jeune fille

(Elle):-Mais dis quelque chose !
(Lui):- Oui ! Oui j'hésite, figure toi que j'ai peur, j'ai peur de m'attacher à toi et qu'au moment de mourir tu me laisses seul. J'ai peur de souffrir ! Voilà c'est tout!


Elle se précipita vers l'extérieur. Elle comptait tellement sur lui pour la soutenir. Elle aurait tant voulu qu'il lui promette de belles choses, qu'il lui permette de mieux espérer. Mais au fond, elle le comprenait, elle était éphémère, le mal qui sévissait en elle l'emporterait bien trop tôt.

Il se passa la main dans les cheveux, il n'était vraiment qu'un égoïste. Mais comment aurait-il pu réagir autrement ? La soutenir ? Peut-être ... Peut-être qu'il avait eu tort. Après tout il tenait vraiment à elle, bien plus qu'il aurait voulu se le faire croire.

Tous deux, aussi égoïstes l'un que l'autre, avaient trop espéré de l'autre. Lui aurait voulu qu'elle ne comptât pas sur lui et qu'elle ne lui confia aucune responsabilité. Et elle, elle aurait souhaité se sentir soutenue ... et aimer, quitte à l'emporter avec elle.

Pourtant ...

La vie ne lui laissa pas le temps de s'excuser.

(???):-Tu viens danser ?
(Lui):-Quoi ? J'entends rien avec cette musique !
(???):-Je dis ! tu viens danser ??
S'égosillait-elle.

Après leur dispute, il était sorti prendre un verre dans un bar, il avait rencontré des connaissances et les avaient suivis en boîte. À présent il était là, à côté de filles dont il ne connaissait même pas l'âge, il buvait comme un trou et la musique bien trop forte lui faisait un mal de chien. Il était mal, mais il était mieux qu'ailleurs.

(Lui):-Ouais !!

Il se leva de son tabouret manquant de s'étaler au sol. Elle le traîna par le bras jusqu'à la piste de danse. Il avait du mal à tenir debout, mais cela ne l'empêchait pas de laisser ses mains baladeuses parcourir la garniture de sa blondasse. Il la pelotait et l'embrassait à pleine bouche. Ils finirent dans les toilettes. Il l'avait sauté comme une vulgaire pute, avait vomi partout sur elle et n'ayant pas la force de se relever, ils s'étaient endormis par terre. Lorsqu'il se réveilla, il ne crut même pas ce qu'il vit, incapable de se souvenir de quoi que ce soit, il préféra rentrer, se doucher et surtout ne rien se rappeler.

Elle ? Elle avait fait la tournée des bars et avait fini dans une boîte. Elle l'avait vu, dans les toilettes, elle l'avait vu totalement nu, dans sa gerbe, une fille étalée sur lui. Et il la dégoûtait. Après ça, elle était rentrée, avait appelé un ami qui était resté dormir avec elle. Cet ami avait passé sa nuit à tenter de la consoler. A tenter de la rassurer, que ça n'était peut-être pas lui qu'elle avait vu, qu'il n'était pas dans son état normal ...

Lorsqu'il rentra, il monta dans sa chambre. Il ouvrit la porte sans aucune attention et il la découvrit endormie, un autre homme à ses côtés. Sa gorge se serra au point de lui faire mal, ses jambes se mirent à trembler. Il serra les poings jusqu'à les blanchir, la tête lui tournait. Le désir de vengeance lui brûlait les veines, l'envie de le tuer le saisit. Il préféra fermer la porte de peur de commettre un acte qu'il regretterait. Il resta devant la porte à tenter de se calmer. Il entendit un gémissement à travers la porte, son coeur ralentit jusqu'à presque s'arrêter. Un frisson le traversa, il fut poussé par une force qu'il ne connaissait pas. Il tourna les talons et se dirigea à grands pas dans la salle de bain. Il claqua fortement la porte tentant d'évacuer sa colère.

Elle fut définitivement réveillée par le bruit. Elle s'habilla, remercia son ami qui partit aussitôt et frappa à la porte:

(Elle):-Ouvres ! J'ai besoin de ma brosse à dents !
(Lui):-Oui ba ça attendra ! Je me prépare là !


S'exclama t-il à travers la porte

(Elle):-tu n'es pas tout seul mon cher !

Il ouvrit violemment la porte et s'écria :

(Lui):-Ca te va bien de dire ça !
(Elle):-Ca n'est pas moi qui laisse tomber mes amis quand ils ont le plus besoin de moi !
(Lui):-Ca ne t'as pas gêné tant que ça visiblement !
(Elle):-Faut bien que je trouve des gens sur qui je peux compter !
(Lui):-C'est vrai que tu as bien pu compter les positions avec lui !
(Elle):-Imbécile ! Je n'ai pas couché avec lui ! C'est juste un ami qui est venu essuyer mes larmes après ce que tu m'as dis, je l'ai saoulé avec toi pendant toute la nuit ! Alors viens pas faire ton petit innocent ! En plus, je t'ai vu hier ! Tu étais pitoyable, allongé par terre dans ton propre vomi avec une putain qui utilisait tes couilles comme oreiller !
(Lui):-Comme si tu n'avais pas couché avec lui ...

Puis il murmura pour lui-même

(Lui):- je les ai entendus vos petits gémissements...
(Elle):-Mais j'ai le SIDA ! Dit-elle à bout de force
(Lui):-Et alors ? Les capotes ça existe.


Dit-il ne maîtrisant plus son envie de lui cracher à la figure son dégoût et sa haine. Il s'attachait à elle. Et pourtant, il ne voulait pas. La jalousie l'étouffait, il l'aurait hurlée si elle n'avait pas été là, en face de lui, pleine d'incompréhension.

(Elle):-Je peux pas en utiliser si tu veux tout savoir ! Y a un produit auquel je suis allergique ! Crois-moi quand je te dis quelque chose ! Merde !

Elle fit demi-tour, rouge de colère. Il prit conscience qu'il était allé trop loin, mais il était incapable de s'excuser, il était bien trop fier pour ça.
Le temps passa, ils ne s'adressaient toujours pas la parole et l'atmosphère devenait pesante.

# Posté le jeudi 28 juin 2007 19:10

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 08:23

4)

Il était derrière cette porte, à gratter ses cordes. Il était très concentré. Elle l'observait discrètement, il lui manquait. Elle le contemplait passivement. Il était beau, il était là, mais elle ne pouvait pas être avec lui, à cause d'une stupide dispute d'égoïstes. Elle se remémora cette dispute et remarqua à quel point elle avait été possessive. La jalousie l'avait rendue folle et elle avait mal réagi

...

L'écran était allumé, mais elle regardait dans le vide. Une larme perlait au coin de son oeil, elle pleurait en silence. Dans 1/4 il faudrait qu'elle aille à l'hôpital pour faire des examens et elle irait seule parce que la seule personne qu'elle voulait avoir à ses côtés dans cette épreuve ... c'était lui. Mais elle n'avait pas le courage d'aller s'écraser devant lui.
Son coeur lui faisait mal. C'était juste l'amour qui s'égosillait en elle. Elle le retenait, elle en avait peur. Elle était fatiguée, fatiguée de la frustration que ça lui causait. Et puis, bientôt, dans quelques instants, elle devrait à nouveau se replonger dans sa maladie, ces examens ne lui servaient à rien à part à remuer le couteau dans la plaie. Sa vie entière était une plaie. Elle débutait par une naissance et se terminerait par une mort précoce. Et entre, entre il n'y avait rien, du vide, pas d'amour, pas de réussite professionnelle, rien, juste de la douleur. Elle y pensait comme si elle était déjà morte. Elle décida de ne pas aller faire ses examens où la seule chose qu'on lui demanderait serait "avez-vous des gens dans votre entourage pour vous soutenir ?" et elle répondrait froidement "non". Personne, juste l'espoir qu'un jour elle pourrait leur répondre que Lui était là. Elle s'endormit sur le canapé, habillée. Lorsqu'elle se réveilla, elle avait une couverture, la télé était éteinte, et elle avait un oreiller sous sa tête. Elle sourit en pensant que c'était bien lui qui avait fait ce geste moindre, mais si important à ses yeux.

...

Il se dirigea dans leur chambre, s'assit sur leur lit puis il écrivit. Il écrivit l'histoire d'un Lui et d'un Elle puis ce Lui serait lui et ce Elle serait elle.
II accorda sa guitare et mit en musique sa chanson. Il chantait et elle l'entendait. Elle monta les marches silencieusement pour ne pas interrompre son écoute. Elle arriva enfin devant la porte, elle attendit qu'il eût fini sa chanson et toqua:

(Lui):-Oui ?
(Elle):-Euh ... je peux entrer ?
(Lui):-Euh ... oui oui, vas-y

Elle s'avança dans la pièce et s'assit sur le lit, en face de lui. Il y eût un grand silence pendant plusieurs minutes. Ça devenait gênant, elle déclara alors:

(Elle):-T'as du dentifrice au coin de la bouche

En lui montrant sur son propre visage

(Lui):-Euh ... là ?
(Elle):-Nan, de l'autre côté.


Après avoir retiré la trace blanchâtre, il baissa la tête faisant mine de vérifier les cordes de sa guitare.

(Elle):-Fais pas cette tête là, c'est mieux que ce soit moi qui te le dise que ton Elle.

Dit-elle d'un sourire triste.
Il releva la tête et dit d'un ton morne

(Lui):-J'en suis pas si sûr ...
(Elle):- ...
(Lui):-On peut peut-être s'expliquer ?
(Elle):-Je t'écoute.
(Lui):-Bon ... on est juste ami, hein ?
(Elle):- Oui ...

Dit-elle d'une voix triste

(Lui):-Bon donc, déjà je te dois rien, et toi non plus, donc on peut oublier le fait que tu m'ai trouvé dans les toilettes et tout le bazar. Je te précise juste que je suis pas du genre fidèle, en tout cas pas dans cette situation.
(Elle):-De qu...
(Lui):-Ensuite !


L'interrompit-il, voulant éviter la question.

(Lui):-On peut aussi oublier le fait que je t'ai trouvé avec quelqu'un d'autre dans notre lit. Quoique ça reste aussi mon lit et que j'aime moyen l'idée qu'un gars y dorme.
Bref, dans tous les cas, je m'excuse de t'avoir si mal parlé. Et je m'excuse aussi de ne pas te soutenir dans ta maladie.
(Elle):-Donc tu ne comptes pas changer ? tu ne comptes toujours pas m'aider ?
(Lui):-Pardon, je me suis mal exprimé, je reprends. Donc je m'excuse aussi de t'avoir dit que je ne te soutiendrais pas dans ta maladie, j'ai changé d'avis. Je serais là ... en tant qu'ami.
(Elle):-Bien sur, en tant qu'ami ... Je m'en contenterais.


...

Il revint des courses, elle était toujours assise sur le canapé à lire un journal. Dès qu'il fut rentré, il s'enferma dans la cuisine pour bidouiller ses trucs.

(Lui):-Tu peux venir dans la cuisine deux minutes ?? J'ai besoin de ton aide ! Lui cria t-il de derrière la porte.

Elle se rendit à la cuisine

(Elle):-Qu'est-ce qui ...

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'il lui balançait une louche de chocolat dans la figure. Elle poussa un cri de surprise observant les dégâts.

(Elle):-Comment as-tu osé ??

Il sourit largement avant de lui demander d'une moue triste

(Lui):-Tu me pardonnes ?
(Elle):-Qu'est-ce qu'il te fait croire ça ?


Feintait-elle, croisant les bras.

(Lui):-Je sais que tu vas me pardonner.
(Elle):-Et pourtant je ne te pardonne pas.


S'amusait-elle

(Lui):-Tu peux pas te passer de moi de toute façon.

Dit-il en mimant la supériorité.
Ces paroles lancées avec inconscience étaient si vraies.

(Elle):-C'est ce qu'on verra ...

Se renfrogna t-elle

(Lui):-Hé! Je disais ça pour rire !
(Elle):-Je sais ...


Elle baissa la tête.

(Lui):-Ca va pas ?

Il lui releva le menton

(Elle):-Si si
(lui):-Qu'est- ce qu'il se passe, j'ai dis quelque chose de mal ?


Elle suçota nerveusement ses doigts plein de nutella puis déclara

(Elle):-Je me sens tellement faible en ce moment ... que, je sais pas, j'ai besoin de ...
(Lui):-Oui ? tu as besoin de quoi


Elle releva la tête vers lui

(Elle):-D'amour, j'ai besoin d'amour.
(Lui):-Tu sais, je serais là ... en tant qu'ami


Dit-il en accentuant le dernier mot. Elle répliqua d'un ton glacial

(Elle):-T'as pas besoin de te répéter, je sais qu'on est qu'ami
(Lui):-T'énerve pas, je précisais juste ... au cas où ...
(Elle):-Au cas ou quoi ? J'aurais mal compris ?
(Lui):-Ba j'en sais rien ... on sait jamais
(Elle):-Ouai, c'est ça t'as raison, on sait jamais
(Elle):-Bon, je monte


Il savait qu'elle était énervée, elle "montait" toujours lorsqu'elle était en colère contre lui.

...

Il l'observait sans gêne, détaillait son profil, son corps sa taille fine et ses jolies formes.

(Lui):-Tu es belle

Elle tourna la tête vers lui, surprise de cette déclaration.

(Elle):-Oh ... merci c'est gentil

Il sourit pour lui-même

(Lui):-Tu vas croire que je te drague ?
(Elle):-Non non, je sais parfaitement que nous sommes qu'ami, tu n'as pas arrêté de me le répéter, t'en fais pas c'est très clair.
(Lui):-Alors tant mieux. Mais j'ai quand même le droit de te trouver belle, n'est-ce pas ?
(Elle):-Oui, t'inquiètes pas, je suis dans le même cas que toi.
(Lui):-Quoi, tu te trouves belle ?


Elle hocha la tête négativement, désespérée devant si peu de perspicacité. Ne trouvant pas de réponse à sa question, il déplia ses jambes et s'allongea près d'elle. Il tentait de lire par-dessus son épaule mais il se résigna et il posa sa tête dessus pour lui montrer qu'il s'ennuyait.

(Elle):-T'endors pas !

Le repoussa t-elle avec douceur

(Elle):-Joues moi un morceau pendant que j'écris, s'il te plaît.
(Lui):-Hum ... d'accord.


Il se leva et prit sa guitare.

(Lui):-C'est une chanson que j'ai écrite quand j'étais jaloux. Prévint-il

(Elle):-Ah ? T'es jaloux toi ?
(Lui):-Oh oui !
(Elle):-Expliques moi un peu les circonstances.
(Lui):-Non ... il ne vaut mieux pas, c'était trop stupide, ce qui est intéressant, c'est le sentiment.
(Elle):-D'accord, alors je t'écoute.

Ils grattèrent pendant plusieurs heures, lui sur son instrument et elle sur son papier.

# Posté le vendredi 29 juin 2007 08:54

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 08:23

5)

Elle s'était endormie sur la table. Elle avait le visage dégagé, les yeux clos et sa respiration était lente. Il passa sa main sous ses cheveux. Son cou était chaud, il lui caressa du bout de ses doigts gelés, la nuque. Il enroulait une mèche autour de ses doigts et s'amusait avec. Il avait une forte envie de l'entourer de ses bras et de l'embrasser. Elle était belle, elle était pure, mais elle était condamnée. Ces mots lui arrachaient la langue, lui brûlaient la gorge et lui asséchaient la bouche, mais il fallait qu'il se l'avoue, il l'aimait.
Il baissa la tête vers elle pour humer son parfum. Sentant une présence, elle s'éveilla. Puis, se frottant les yeux, elle lui demanda

(Elle):-Ca va ?

Il prit une grande inspiration et répondit

(Lui):-Très bien ...

Il ferma les yeux pour rester concentrer sur son odeur

(Elle):-Tu te sens bien ?
(Lui):-Oui oui ... J'adore ton parfum
(Elle):-Je mets pas de parfum ...
(Lui):-Ah ... Et bien alors ton savon, ne me dis pas que tu mets pas de savon, tu te trahirais


Elle rit

(Elle):-Oui, c'est vrai.
(Lui):- ...

Il baissa la tête, gêné de ce qu'il s'apprêtait à dire.

(Elle):-Y a un problème ?
(Lui):-Non non.


Il se résigna, perdant toute confiance.
Il releva la tête, souffla un grand coup et déclara dans le plus grand calme

(Lui):-C'est juste que quand tu es là, mon coeur il fait boum, quand tu me parles il fait boum boum et que quand tu me regardes il fait badaboum. Alors quand tu fais les 3, jte raconte pas le concert ...
(Elle): Oh ...


Dit-elle gênée.

(Lui):- ... Tu m'en veux ?
(Elle):-De quoi ?


Il la regarda intensément, puis dit simplement

(Lui):-Non, rien.
(Elle):-Tu es d'humeur changeante ou c'est moi ?
(Lui):-De quoi tu parles ?
(Elle):-Y a une semaine tu m'embrasses, puis quelques jours après tu me fais parfaitement comprendre que nous ne sommes qu'amis, et aujourd'hui c'est limite si tu me dragues.
(Lui):-Disons que les choses changent, ou du moins j'y ai réfléchi. Tu sais, je crois que je me suis jamais autant pris la tête pour quelqu'un.
(Elle):-Je dois le prendre comment ?
(Lui):-Bien ... Tu veux que je te dise un secret ?
(Elle):-Oui, mais après que je t'ai dis le mien.
(Lui):-D'accord.

Elle s'approcha de son oreille et y murmura

(Elle):-Je t'aime.

Elle resta dans cette position, admirant sa joue, puis sa mâchoire pour en arriver à ses lèvres. Il tourna lentement la tête, leurs lèvres se frôlaient, leur fronts se touchaient et leurs souffles se mélangeaient.

(Lui):-Tu m'as volé mon secret. Je t'aime aussi.

Sa voix était chaude, elle était belle. Ses paroles sonnaient vraies. Elle l'embrassa.

...

Elle était derrière le comptoir, la tête baissée, très concentrée sur sa tâche: elle nettoyait un verre.

(Lui):-Je crois qu'il est propre ton verre là ...

Elle releva la tête.

(Elle):-Tiens ! Qu'est-ce que tu fais là ?
(Lui):-J'ai une bonne nouvelle, j'ai enfin un job !
(Elle):-C'est vrai ? C'est super ! Où ça ?
(Lui):-Le pied, dans un studio d'enregistrement
(Elle):-Tu commences quand ?
(Lui):-Demain, je vais bosser pendant 6 mois avec un groupe, euh ... Tokio quelque chose, pendant qu'ils enregistrent leur 3e album, et après on verra ... je changerais peut-être
(Elle):-C'est super, t'as des bonnes horaires ?
(Lui):-9h-17h, c'est parfait, pas trop, pas trop peu.
(Elle):-Et tu as des vacances ?
(Lui):-Oui ... mais j'en suis pas encore là à vrai dire.

Elle contourna le comptoir et vint se serrer dans ses bras.

(Elle):-je pourrais venir te voir ? Demain, par exemple à midi, à ma pose
(Lui):-Bien sûr ... enfin je pense que oui :). Tu rencontreras mes collègues comme ça. Jte donne l'adresse, comme ça tu l'auras.


Il griffonna un numéro et un nom de rue sur un bout de papier.

(Lui):- Il faut que j'y aille, le producteur m'a demandé de repasser pour faire la mise au point sur les machines.
(Elle):-D'accord, à ce soir alors.
(Lui):-Nan, je rentre pas ce soir, je pense que ... enfin je t'appelle.
(Elle):-Si tu veux.

Il ne l'avait pas appelé, il était maintenant 2h du matin et elle s'inquiétait fortement. Elle prit son sac et se rendit à l'adresse qu'il lui avait donné.

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Je dois avouer qu'il y a certaines formules, certains mots et certaines phrases, je ne sais pas d'où je les sors ^^. Je dois surement m'inspirer (fortement ?) inconsciement d'autres fictions.

# Posté le vendredi 29 juin 2007 09:02

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 08:23